
Le président de la Fédération Assalam international, Mohamed Doumi, s’est exprimé le 25 mai 2026 sur plusieurs sujets d’actualité concernant le Mali, le Burkina Faso, le Niger, mais aussi la situation politique au Sénégal et les relations entre l’Afrique et la France. Au cours de cette intervention, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « manœuvres impérialistes » visant à déstabiliser les États de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Revenant sur les attaques terroristes du 25 avril dernier au Mali, qui ont touché plusieurs localités dont Bamako, Mohamed Doumi a estimé que cette offensive avait été « fomentée et préparée par l’Occident » avec des « complicités internes et externes ». Selon lui, l’objectif poursuivi serait de fragiliser les dirigeants de l’AES et d’empêcher le développement du Mali, du Burkina Faso et du Niger.« Ils veulent recoloniser nos Etats pour s’accaparer des richesses des peuples africains », a-t-il déclaré, appelant les populations sahéliennes à « ouvrir les yeux » face aux « médias impérialistes » qu’il accuse de vouloir « embobiner la jeunesse ».
Pour Mohamed Doumi, l’AES constitue aujourd’hui un rempart contre les intérêts étrangers dans la région. Il estime que les trois chefs d’État de l’alliance doivent renforcer davantage leur solidarité face aux défis sécuritaires et politiques. Il a également invité le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à « rester vigilant » face aux « valets cachés de l’impérialisme ».
L’ancien militant du FLN a par ailleurs salué la récente visite du président de la Commission de l’Union africaine au Burkina Faso. Selon lui, cette visite traduit une évolution des perceptions sur l’AES au sein du continent. « Plusieurs États africains commencent à comprendre la vision portée par l’AES », a-t-il affirmé.Mohamed Doumi a également mis en avant les réalisations engagées au Burkina Faso dans plusieurs secteurs. Il a cité les infrastructures, l’agriculture, la santé ainsi que le développement urbain comme des domaines où des progrès seraient visibles. « Ce que le capitaine Ibrahim Traoré a fait en trois ans, certains dirigeants ne l’ont pas fait en vingt-cinq ans », a-t-il soutenu.
Evoquant le sommet récemment tenu au Kenya en présence du président français Emmanuel Macron, Mohamed Doumi a rejeté toute idée d’un rapprochement sincère entre Paris et certains États africains. À ses yeux, cette rencontre relèverait d’une stratégie politique visant à « saboter l’AES ». Il a accusé certains responsables africains de servir les intérêts étrangers, déclarant que « Certains dirigeants africains sont des démarcheurs de la France ».Mohamed Doumi s’est aussi prononcé sur le manifeste récemment publié par le président Ibrahim Traoré. Il a qualifié ce document de « formidable », estimant qu’il permet de mieux comprendre « les projets et les idéaux » du chef de l’État burkinabè.
« C’est un président qui pense à l’avenir des enfants africains », a-t-il affirmé, invitant les Burkinabè à lire ce manifeste afin de mieux saisir « la vision de développement » portée par les autorités actuelles. Concernant la situation politique au Sénégal, marquée par le limogeage d’Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye, Mohamed Doumi a regretté la rupture entre les deux anciens alliés. Selon lui, cette situation pourrait être exploitée par « des manœuvres impérialistes » cherchant à déstabiliser le Sénégal.Interrogé enfin sur le bilan du capitaine Ibrahim Traoré à la tête du Burkina Faso, Mohamed Doumi a dressé un tableau largement positif de la gouvernance actuelle.
Il a salué « un président proche du terrain », engagé dans les projets de développement et dans la lutte contre le terrorisme.En conclusion, Mohamed Doumi a appelé les peuples africains à la vigilance face à l’impérialisme et exhorté les Burkinabè à rester unis autour de leurs dirigeants afin de soutenir les efforts engagés pour le développement du Burkina Faso et de l’AES.
Djamal Ouédraogo/LA PLUME



