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7ᵉ Journée Internationale de l’Identité (ID DAY 2026): la sécurisation des diplômes académiques et professionnels au cœur de la célébration 

La salle des actes du bâtiment PSUT de l’Université Joseph Ki-Zerbo a accueilli ce mercredi 16 septembre 2026 la cérémonie officielle de la 7ᵉ édition de la Journée internationale de l’identité ID Day 2026. Placée sous la présidence du Ministre de la Sécurité, la commémoration de cette année met au centre des débats un enjeu crucial : « L’intégration de l’identification de base et de la biométrie dans la gestion et la sécurisation des diplômes académiques et professionnels ».

 

L’événement s’est déroulé en présence du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le camarade Pr Adjima THIOMBIANO. Prenant la parole à l’occasion des échanges avec la presse, le coparrain de la cérémonie et Président de l’Université Joseph Ki-Zerbo, le Pr Antoine BÉRÉ, a apporté un éclairage technique et académique majeur sur le sens profond de la sécurisation des titres universitaires.

« Sécuriser un diplôme, ce n’est pas seulement sécuriser le document ou le papier qui lui sert de support. C’est aussi et surtout établir un lien étroit et fiable entre le diplôme, son titulaire et l’autorité qui l’a délivré », a souligné le Pr Antoine Béré.

Selon lui, l’intégration des éléments biographiques et biométriques, empreintes digitales, Identifiant National Étudiant (INE), dès la phase de création du diplôme permet d’anéantir toute tentative de falsification ou d’usurpation. Cette démarche permet de verrouiller la traçabilité des parchemins et confère aux titres burkinabè une crédibilité renforcée sur le plan international. L’interconnexion entre la base de données de l’ONI et le système universitaire permettra une vérification instantanée, garantissant un gain de temps et une baisse des coûts administratifs. L’adossement de l’Identifiant National Étudiant à l’identité civique de base facilitera le suivi sans faille du parcours de chaque étudiant.

Cette vision développée par le premier responsable de l’Université Joseph KI-ZERBO rejoint l’orientation politique affirmée par le Ministre de la Sécurité, Mahamadou SANA, dans son discours d’ouverture.

Rappelant les audits et assainissements récents des fichiers d’agents publics qui ont mis au jour l’urgence de protéger la valeur des compétences, le ministre a insisté sur la nécessité de créer une base de données centralisée et nationale des diplômes : « Un diplôme académique ou professionnel matérialise un parcours, consacre un mérite et atteste d’une compétence. Lorsque son authenticité est compromise par la fraude, c’est l’égalité des chances qui est fragilisée. Relier l’identité de base sécurisée du citoyen aux diplômes accordés par nos universités est un choix d’orientation politique déterminant pour bâtir un cadre stratégique de confiance. »

Pour la municipalité de Ouagadougou, représentée par le Directeur général de la Police municipale au nom du Président de la délégation spéciale, le choix d’abriter cette réflexion au sein du temple du savoir témoigne de la volonté de faire de l’identité le socle de la justice sociale, du mérite et de la citoyenneté. En marge des réflexions sur la sécurisation des parchemins académiques, le Directeur général de l’Office national d’identification ONI, le Camarade Parfait LOURÉ, a rappelé que l’identité légale est le prérequis indispensable à l’exercice de tous les droits, y compris l’accès aux études et la certification des compétences.

L’ONI a profité de cette journée pour annoncer l’organisation d’opérations spéciales d’enrôlement sur l’ensemble du territoire national afin d’accélérer la délivrance des cartes d’identité biométriques, désormais accessibles dès l’âge de 5 ans sur la nouvelle plateforme déployée. À ce jour, la base de données de l’ONI compte plus de 15 millions de citoyens identifiés pour plus de 20 millions de cartes délivrées. Les travaux de cette 7ᵉ édition se poursuivent avec des communications techniques réunissant universitaires, experts en souveraineté numérique et forces de sécurité, afin d’arrêter la feuille de route d’une interopérabilité durable des bases de données au Burkina Faso.

COM.UJKZ

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