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Burkina/Examen Classant National: Les grandes lignes présentées à la presse

Le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le Ministère de la Santé ont conjointement animé une conférence de presse ce lundi 10 novembre 2025 à Ouagadougou. Cette rencontre visait à présenter aux Burkinabè les grandes orientations et les innovations introduites avec l’adoption de l’Examen Classant National (ECN), un instrument central dans la mise en œuvre du plan « 1000 × 5 » de l’Initiative présidentielle pour la santé. Ce plan concerne la session 2025 des formations spécialisées en médecine, pharmacie et chirurgie dentaire, ouvertes du 5 au 12 novembre 2025.

Le Présidium lors de la Conférence de presse

Le Pr Samuel Paré, Secrétaire général du MESRI, a expliqué que le plan «1000 × 5» constitue une réforme majeure du système de santé au Burkina Faso. Il ambitionne de former et de déployer sur tout le territoire national plus de 1000 spécialistes par an pendant cinq ans, soit au moins 5000 spécialistes d’ici à 2030. «Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la santé, qui vise à garantir à chaque Burkinabè un accès équitable à des soins de qualité partout sur le territoire national», a t-il souligné. Le Secrétaire général a précisé que ce plan répond à un double impératif : corriger le déficit structurel en spécialistes médico-pharmaceutiques et odontologiques, et renforcer la souveraineté sanitaire nationale à travers une planification cohérente de la formation, du recrutement et du déploiement des compétences. Dans la mise en œuvre de ce plan quinquennal, le gouvernement entend concentrer ses efforts sur les trois premières années, considérées comme la phase critique.

Le Pr Samuel Paré, Secrétaire général du MESRI

Selon lui, cette période est stratégique, car «elle doit permettre de mettre en place le cadre institutionnel et technique de la réforme, d’augmenter significativement le nombre de spécialistes de la santé en formation dans les disciplines prioritaires et d’opérationnaliser les premiers dispositifs de répartition et de rétention des compétences au niveau national». Au terme de ces trois années, l’objectif est de créer une dynamique durable, capable de produire un volume régulier de spécialistes, de renforcer les pôles de formation universitaire et hospitalière, et d’améliorer sensiblement la couverture sanitaire du pays. «Mais comment y parvenir ? L’Examen Classant National (ECN) en est l’une des réponses», a rassuré M. Paré.

La presse

Le Pr Paré a confié que l’ECN poursuit quatre objectifs majeurs : sélectionner les candidats à la formation spécialisée sur la base du mérite, de l’équité et de la transparence ; harmoniser les normes de formation selon les standards nationaux et internationaux ; Aligner les offres de formation sur les besoins planifiés du système de santé burkinabè et renforcer la synergie d’action entre les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé dans la réforme de la gouvernance du dispositif sanitaire. Pour cette première édition, le SG a laissé entendre qu’une page numérique (ecn.campusfaso.bf) a été mise en place sur la plateforme intégrée Campus Faso afin de gérer l’ensemble du processus, depuis les inscriptions jusqu’à la publication des résultats. «Les épreuves sont élaborées sous la supervision d’un comité scientifique indépendant, garant de la rigueur et de l’objectivité du concours. L’ECN, prévu pour le 15 novembre 2025 à l’Université Joseph Ki-Zerbo, comprendra trois séries de 120 questions à choix multiples (QCM)», a t-il précisé. Des informations complémentaires relatives aux horaires et aux salles seront publiées ultérieurement.

Les participants

Sur le plan administratif et financier, le Secrétaire général a annoncé que tous les candidats classés et admis à un poste de spécialisation en 2025 dans le cadre du plan « 1000 × 5 » bénéficieront d’une bourse mensuelle dont le montant variera selon le lieu de formation. De plus, les fonctionnaires admis seront mis en position de stage de formation par le ministère en charge de la Fonction publique, conformément à la réglementation en vigueur. Pour clore ses propos, M. Paré a noté que l’institutionnalisation de l’ECN et la mise en œuvre du plan «1000 × 5» marquent une étape décisive dans la transformation du système de santé burkinabè. «Le gouvernement entend poursuivre cette dynamique en consolidant les capacités nationales de formation, en renforçant le partenariat entre les universités, les établissements publics de santé et les régions sanitaires, et en assurant le déploiement équitable des spécialistes formés, en priorité dans les zones à faible couverture médicale», a t-il affirmé.

Némata Kaboré (Stagiaire)

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