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[ÉDITO] – Pr Adjima Thiombiano entre universités et chantiers : Consolider les acquis et poursuivre les réformes

Il y a des ministres de bureau et des ministres de terrain. Le professeur Adjima Thiombiano semble avoir choisi son camp. Depuis plusieurs semaines, le ministre en charge de l’enseignement supérieur enchaîne les visites, sans répit, entre universités et chantiers en cours. Une présence soutenue qui en dit long sur la volonté de rompre avec l’immobilisme et d’insuffler une nouvelle dynamique au système universitaire burkinabè. De l’Université Lédéa Bernard Ouédraogo (ULBO) aux chantiers de l’Université Norbert Zongo, en passant par l’Ecole Normale Supérieure de Koudougou, le ministre est allé au contact des étudiants, des enseignants et du personnel administratif.

Au-delà des discours, il s’agit de constater les réalités, d’évaluer l’état d’avancement des infrastructures et de rappeler les exigences de qualité et de rigueur. Le cap est clairement affiché : «résorber définitivement les retards académiques » et engager une « transformation et refondation profondes des sciences de l’éducation ». Ces ambitions ne sont pas anodines. Elles traduisent une volonté de restructurer en profondeur un système confronté à des défis multiples : effectifs croissants, infrastructures insuffisantes, exigences de professionnalisation et d’adéquation avec les besoins nationaux.

Mais toute réforme véritable exige plus qu’un volontarisme ministériel. Elle appelle une adhésion collective. Car transformer l’université, c’est aussi transformer les mentalités, renforcer la gouvernance, promouvoir l’excellence et instaurer une culture de responsabilité. La vision défendue par le Pr Thiombiano, « notre ambition n’est pas de former des diplômés, mais des compétences » , ne pourra se concrétiser que si chaque acteur accepte sa part d’effort et de discipline.

L’heure n’est donc ni aux résistances stériles ni aux postures attentistes. Elle est à l’engagement lucide et à la responsabilité partagée. Consolider les acquis, poursuivre les réformes et inscrire l’enseignement supérieur dans une logique de performance et de durabilité : tel est le chantier. Un chantier exigeant, mais indispensable pour que l’université burkinabè devienne un véritable levier de développement national.

La Rédaction

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