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Ouagadougou : La 4e édition du FESIME officiellement lancée

La 4e édition du Festival international de musique pour l’environnement (FESIME) a officiellement lancé ses activités ce vendredi 12 juin 2026 à Ouagadougou, sous le thème : « Renaissance verte : agissons tous ensemble pour un demain meilleur ». Organisé par l’association African Child Project et le comité d’organisation du festival, l’événement entend utiliser la culture comme un levier de sensibilisation à la restauration des écosystèmes et à la préservation de l’environnement.

Remise officielle des poubelles

La cérémonie d’ouverture, placée sous le haut patronage de Camarade Pingwendé Gilbert Ouédraogo, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, a été présidée par son représentant, Amidou Belèm. Le festival bénéficie également du parrainage du Goungha Naaba Saneem, ministre de sa Majesté, avec le co-parrainage de Saidou Bikienga, gardien du savoir ancestral des arbres médicinaux et ambassadeur de la paix, et de Camarade Adama BADOLO, expert fiscal senior et consultant international.

Le podium géant pour plus de spectacles

À l’ouverture de la cérémonie, le représentant du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a salué l’initiative, qu’il inscrit dans la dynamique nationale de reboisement. Selon lui, le festival constitue une opportunité pour renforcer les actions de sensibilisation autour de la protection de l’environnement. « Nous sommes dans cette dynamique de reforestation depuis l’année passée. Il y a eu notamment la journée du 21 juin avec l’opération de plantation de cinq mille arbres en une heure », a-t-il rappelé. Pour Amidou Belèm, l’accompagnement du ministère se justifie par le caractère à la fois culturel et environnemental de l’événement, qui contribue à transmettre des messages en faveur de la sauvegarde de la nature.

Le représentant du ministre en charge de la culture, Amidou Belèm

Pour le promoteur du FESIME, Ibrahim Simporé alias Ras Simposh, la tenue de cette quatrième édition traduit une volonté de maintenir le combat malgré les difficultés rencontrées. Il a toutefois déploré les contraintes financières qui restent le principal défi du festival. « Nous avons bousculé dans un pays où le contexte ne s’y aide pas vraiment. Première, deuxième, troisième édition, nous avons toujours les mêmes problèmes d’ordre financier », a-t-il indiqué, appelant les autorités, les collectivités et les acteurs engagés dans la protection de l’environnement à davantage soutenir l’initiative.

Le promoteur du FESIME, Ibrahim Simporé alias Ras Simposh

Au-delà de l’aspect musical, le FESIME se veut un espace de dialogue entre artistes, experts et populations. Pour Ras Simposh, la culture peut jouer un rôle majeur dans la prise de conscience collective. Les artistes invités, à travers leurs textes et leurs prestations, sont considérés comme des relais capables de toucher un large public sur les enjeux environnementaux. « L’événement est un trait d’union entre la culture et l’environnement. Avec la culture, nous pouvons atteindre nos objectifs parce que les artistes sont très suivis et peuvent inviter la population à emboîter le pas », a-t-il expliqué.

4e édition, 4e plantation d’arbres

La question de la restauration des écosystèmes a également occupé une place importante lors des panels organisés dans le cadre du festival. Moukailou Dorinta, inspecteur des eaux et forêts et directeur du génie et des infrastructures forestières, a invité les populations à faire du reboisement une priorité pendant la saison des pluies. De son point de vue, la dégradation de l’environnement affecte aussi bien les animaux que les êtres humains. « La solution, c’est de reboiser, c’est de restaurer les écosystèmes dégradés afin de repartir sur de bonnes bases, pour que la nature nous offre ce qu’elle a de mieux», a-t-il soutenu. Il a également fait savoir que la protection de l’environnement est une responsabilité collective. S’appuyant sur les principes consacrés par la Constitution burkinabè, il a insisté sur le fait que chaque citoyen a un rôle à jouer dans la préservation du cadre de vie. « Protéger la nature, c’est se protéger soi-même. Restaurer les écosystèmes, c’est aussi équilibrer sa vie», a déclaré Moukailiou Dorinta, soulignant que l’homme fait partie intégrante de l’écosystème terrestre.

Moukailou Dorinta, inspecteur des eaux et forêts et directeur du génie et des infrastructures forestières

Au-delà des discours, le FESIME a traduit son engagement en actions concrètes à travers la distribution de poubelles et d’arbres aux populations, afin de promouvoir des comportements responsables et renforcer la mobilisation citoyenne pour la sauvegarde de l’environnement. À travers cette 4e édition, le FESIME ambitionne donc de faire de la musique un outil de mobilisation citoyenne en faveur d’une «renaissance verte », en encourageant la plantation d’arbres, la restauration des espaces dégradés et une meilleure prise de conscience des défis environnementaux.

Salfo Zabré/LA PLUME

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