Revue à mi-parcours du CSD « Recherche et Innovation » : Le secteur affiche un taux d’exécution physique de 38,5 %

Les acteurs du secteur de la recherche et de l’innovation ont dressé, ce vendredi 24 juillet 2026 à Ouagadougou, le bilan à mi-parcours de la mise en œuvre de leurs activités au titre de l’année 2026. Réunis dans le cadre de la revue du Cadre Sectoriel de Dialogue (CSD) « Recherche et Innovation », ils ont évalué les progrès réalisés, identifié les principales contraintes et défini les priorités du second semestre.
Présidée par le camarade ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Adjima Thiombiano, la rencontre a enregistré la participation du camarade ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, ainsi que des représentants des différents départements ministériels membres du cadre. Selon le rapport présenté par le camarade Directeur général des Études et des Statistiques sectorielles (DGESS), Kiswendsida Jean-Paul Kyélem, le secteur affiche, au 30 juin 2026, un taux d’exécution physique de 38,5 % contre un taux d’exécution financière de 42,6 %. Ces performances s’inscrivent dans la mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030, notamment son troisième pilier consacré au développement du capital humain et au programme dédié à la recherche, à l’innovation et à la valorisation des résultats.

Le rapport souligne que ces résultats traduisent une dynamique encourageante, même si plusieurs difficultés continuent de ralentir l’exécution de certaines actions. Parmi les principaux obstacles figurent les lenteurs administratives, les contraintes liées aux procédures de passation des marchés et les retards dans la réalisation de certains investissements. Pour inverser cette tendance au cours du second semestre, plusieurs mesures ont été retenues. Elles portent notamment sur l’accélération de la mise en œuvre des activités programmées, le renforcement du suivi des investissements structurants, la résolution diligente des contraintes administratives ainsi que l’amélioration du dispositif de suivi-évaluation.

Dans son allocution d’ouverture, le Pr Adjima Thiombiano a salué l’engagement des différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre des actions du secteur. Il a également exprimé sa reconnaissance au ministère de la Santé pour la collaboration entretenue dans les projets communs. Le ministre a insisté sur le rôle stratégique de la recherche et de l’innovation dans le contexte du Plan RELANCE. Pour lui, les chercheurs doivent orienter leurs travaux vers des solutions concrètes capables de répondre aux préoccupations des populations burkinabè. L’un des temps forts de cette revue a été l’annonce d’un financement important destiné à soutenir le secteur. Le ministre a révélé qu’à la faveur de l’adoption du projet de loi de finances rectificative, une enveloppe de 12,8 milliards de francs CFA a été inscrite au profit du fonds dédié à la recherche, alimenté par la Contribution à la Recherche et à l’Innovation (CORI).

Selon le Camarade Thiombiano, cette ressource permettra de renforcer les capacités nationales en matière de recherche et de promouvoir une recherche davantage ancrée dans les réalités du Burkina Faso, tout en restant ouverte aux expériences internationales. Il a invité les chercheurs et les innovateurs à saisir cette opportunité afin de développer des projets à fort impact économique et social. Prenant la parole à son tour, le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a salué les progrès enregistrés dans le secteur de l’enseignement supérieur. Il a notamment félicité son homologue pour les efforts ayant permis d’avancer vers la normalisation des années académiques, qu’il considère comme l’un des défis majeurs relevés ces dernières années.

Le ministre a également mis en avant les réformes conduites conjointement par les deux départements, notamment celles relatives à l’Examen Classant National (ECN), estimant qu’elles contribuent au renforcement de la qualité de la formation médicale et au rayonnement du Burkina Faso dans ce domaine. Au terme de cette revue à mi-parcours, les responsables du Cadre Sectoriel de Dialogue « Recherche et Innovation » ont réaffirmé leur engagement à accélérer l’exécution des activités prévues d’ici à la fin de l’année. Entre le renforcement du suivi des investissements, l’amélioration de la gouvernance des projets et la mobilisation de nouvelles ressources financières, le second semestre est présenté comme une étape décisive pour atteindre les objectifs fixés par le Plan RELANCE 2026-2030 et consolider la contribution de la recherche au développement du Burkina Faso.
Salfo Zabré/LA PLUME



