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[ÉDITO] E-verbalisation: La discipline n’est pas négociable

Les premières heures de la e-verbalisation viennent de révéler une réalité que beaucoup refusaient de voir en face. En seulement douze heures, plus d’un millier d’infractions au Code de la route ont été détectées. Ce chiffre ne traduit pas un excès de zèle des autorités ; il met en lumière l’ampleur de l’incivisme qui règne sur nos routes.

Trop de conducteurs ont fini par considérer le non-port de la ceinture de sécurité, le franchissement des feux rouges, les excès de vitesse ou encore l’usage du téléphone au volant comme des comportements ordinaires. Pourtant, derrière chacun de ces actes se cache un risque de drame. Les accidents de circulation ne sont pas une fatalité ; ils sont, dans une large mesure, la conséquence du mépris des règles les plus élémentaires.

L’entrée en vigueur de la e-verbalisation mérite donc d’être saluée. En supprimant l’arbitraire et en s’appuyant sur la technologie, cette mesure rappelle que nul n’est au-dessus de la loi. Elle ne vise pas à remplir les caisses de l’Etat, mais à sauver des vies, à responsabiliser les usagers et à instaurer une culture durable du respect des règles. Le Burkina Faso ne pourra bâtir une société prospère si chacun se croit autorisé à enfreindre les lois impunément.

La rigueur et la discipline ne sont pas des contraintes inutiles ; elles constituent le socle de toute nation organisée et respectée. Les pays qui avancent sont ceux où les règles s’imposent à tous, sans passe-droit ni complaisance. Il faut donc faire preuve d’une fermeté sans faille face aux comportements irresponsables. Toute indulgence envers les indélicats est une injustice envers les citoyens respectueux des lois et une menace pour la sécurité collective. Le respect des règles de circulation est un devoir civique avant d’être une obligation légale. Souhaitons que cette innovation marque un véritable changement de comportement.

Si chacun comprend désormais que chaque infraction sera constatée et sanctionnée, les habitudes évolueront progressivement. Moins d’incivisme, c’est moins d’accidents, moins de familles endeuillées et davantage de vies épargnées. La technologie, à elle seule, ne transformera pas les mentalités. Mais appliquée avec constance, impartialité et fermeté, elle peut contribuer à remettre chacun à sa juste place. Chaque citoyen doit être responsable et conscient que le développement d’un pays commence toujours par le respect des règles qui garantissent le bien commun.

La Rédaction

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