
Le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Adjima Thombiano, a procédé, ce dimanche 5 juillet 2026 à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, au lancement officiel de l’Examen classant national (ECN), session 2026. Au total, 1 060 postes sont ouverts au recrutement des futurs spécialistes en médecine, pharmacie et chirurgie dentaire.
Cette session de l’ECN s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental « Plan 1000 × 5 », une initiative visant à former 1 000 spécialistes par an pendant cinq ans, afin de renforcer durablement les ressources humaines du système de santé burkinabè. Les postes mis en compétition sont répartis entre 828 pour la médecine, 219 pour la pharmacie et 13 pour la chirurgie dentaire. Dans son allocution, le Pr Adjima Thombiano a indiqué que cette réforme traduit une nouvelle vision des autorités en matière de formation des professionnels de santé.
Selon lui, l’objectif n’est plus seulement de former des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes généralistes, mais de leur offrir la possibilité d’accéder rapidement à une spécialisation afin d’améliorer significativement la prise en charge sanitaire des populations. Le ministre a rappelé que le programme « Plan 1000 × 5 » ambitionne de doter le Burkina Faso d’au moins 5 000 spécialistes à l’issue des cinq années de mise en œuvre. Il a souligné que cette deuxième édition de l’ECN bénéficie des enseignements tirés de la première cohorte.
À cet effet, plusieurs ajustements ont été apportés. Contrairement à la session précédente, les candidats admis à concourir devront désormais avoir validé leur formation clinique avant d’intégrer le cursus de spécialisation. Le Pr Adjima Thombiano a expliqué que cette décision fait suite aux difficultés rencontrées l’année dernière, lorsque des étudiants n’ayant pas encore achevé leur phase clinique avaient été recrutés, ce qui avait engendré des contraintes dans le déroulement de leur formation spécialisée. Le ministre s’est également félicité du calendrier retenu cette année.
Alors que la première session avait été organisée en novembre, celle de 2026 intervient dès le mois de juillet, permettant ainsi une rentrée académique prévue pour le 1er octobre 2026. Selon lui, cette anticipation donnera aux universités et aux structures de formation le temps nécessaire pour prendre toutes les dispositions en vue d’assurer un enseignement de qualité. À travers cette nouvelle session de l’Examen classant national, le gouvernement entend accélérer la formation de spécialistes dans les disciplines médicales prioritaires et contribuer à une amélioration durable de l’offre de soins au Burkina Faso.
Salfo Zabré/LA PLUME



