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[ÉDITO]- Exposition gouvernementale:  A « cœur ouvert » avec les Burkinabè

Le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a visité, vendredi 2 octobre 2026, les stands de l’exposition gouvernementale au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Organisée dans le cadre de la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), cette exposition met en lumière les réalisations de l’action publique et crée un espace de rencontre entre les citoyens et les membres du Gouvernement.

Au total, 28 stands ont été parcourus par le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. À chaque étape, les réformes engagées et les principales réalisations des différents départements ministériels ont été présentées. Au-delà des chiffres et des résultats affichés, cette initiative donne surtout à voir la mobilisation collective autour des défis auxquels le pays est confronté.

L’enjeu est double. Il s’agit de rapprocher l’administration publique des citoyens, tout en donnant une meilleure visibilité aux efforts consentis par les Burkinabè dans la conduite des affaires nationales et dans l’effort de guerre. Chacun, à son niveau, contribue à la construction d’un Burkina Faso davantage maître de son destin. Cette démarche pose également une question essentielle, celle de la compréhension de l’action publique.

Les politiques, les réformes et les décisions ne peuvent produire pleinement leurs effets que lorsqu’elles sont comprises par ceux auxquels elles s’adressent. L’information devient alors un levier de participation et de responsabilité collective. L’exposition apparaît ainsi comme un exercice de transparence et de reddition de comptes.

Elle permet aux pouvoirs publics de présenter leurs actions, mais aussi aux citoyens de mieux apprécier les avancées, d’interroger les choix opérés et de mesurer les défis qui demeurent. Pour être pleinement efficace, cette dynamique gagnerait toutefois à dépasser le cadre de la capitale. Son extension aux régions, aux provinces et aux arrondissements permettrait de toucher un public plus large et de rapprocher davantage l’action publique des réalités locales. La participation citoyenne ne peut être durable que si elle s’appuie sur une information accessible et une compréhension partagée des enjeux.

L’exposition gouvernementale pourrait donc s’inscrire dans la durée comme un véritable outil de proximité entre l’administration et les populations. Plus qu’une vitrine des réalisations publiques, elle peut devenir un espace où l’État présente, explique et écoute, dans un esprit de responsabilité partagée. C’est à cette condition que le « cœur ouvert » ne sera pas seulement une image, mais une véritable démarche de proximité avec les Burkinabè.

La Rédaction

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