Société
A la Une

Burkina/Art et patriotisme : Boureima Bamogo met en lumière le lien Armée-Nation

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pedwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la cérémonie de vernissage et de panel de l’artiste plasticien et gendarme Boureima Bamogo, ce samedi 11 avril 2026 à Ouagadougou. Placée sous le patronage du ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général de division Célestin Simporé, et sous le parrainage du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, ainsi que du ministre de l’Éducation de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, la cérémonie s’est tenue sous le thème : «La résilience : consolider le lien Armée-Nation pour vaincre le terrorisme au Burkina Faso».

L’adjudant expliquant chaque détail aux participants

Cette activité, d’une portée hautement symbolique, s’inscrit dans le cadre du premier anniversaire de la Révolution progressiste populaire. Elle s’est déroulée au Mémorial Thomas Sankara, un lieu chargé d’histoire pour le peuple burkinabè. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général de division Célestin Simporé, par la voix de son directeur de cabinet, le colonel-major Fidèle Bakyono, a, à l’entame de son discours, adressé ses vives félicitations au promoteur de l’événement. Il a salué un homme qui, en plus de manier les armes pour défendre la patrie, manie également le pinceau pour transmettre des messages et traduire des émotions. «À l’image du journaliste qui utilise son micro à la radio ou à la télévision, l’adjudant Bamogo utilise son pinceau pour informer et communiquer», a indiqué le ministre.

Colonel major Fidèle Bakyono, représentant du ministre de la guerre et de la défense patriotique

Il a souligné que le choix du Mémorial Thomas Sankara n’est pas anodin. «En baptisant l’événement “Résilience”, le promoteur a certainement pensé à la résilience incarnée par le leader de la Révolution d’août 1983. Cette résilience, aujourd’hui impulsée par le leadership du capitaine Ibrahim Traoré, traduit la volonté du peuple burkinabè de se libérer du joug de l’impérialisme, quels qu’en soient les sacrifices», a t-il déclaré. Il a également rappelé que, dans son message à la Nation à l’occasion de l’an I de la Révolution progressiste populaire, le président du Faso a insisté sur les qualités du révolutionnaire : l’amour de la patrie, la quête de la connaissance, la justice et la fermeté face à l’oppression.

Photo de famille

Selon lui, en plaçant cette exposition sous le thème du renforcement du lien Armée-Nation pour vaincre le terrorisme, l’artiste s’inscrit dans une dynamique nationale qui appelle chaque citoyen à l’unité face aux forces qui menacent le pays. Il a ajouté que cette exposition constitue un véritable outil d’éducation populaire, permettant de sensibiliser, d’informer et d’engager le public dans une réflexion sur la résilience face au terrorisme. Elle vise également à renforcer le lien Armée-Nation, indispensable à la construction d’une paix durable.

Moussa Dicko, Chargé de mission au ministère de la culture, des arts et du tourisme, représentant le ministre

Le représentant du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Moussa Dicko, chargé de mission, a salué l’initiative. Il a souligné l’importance du vernissage au regard des œuvres exposées et de la pertinence du thème. «La culture est au cœur de la reconstruction nationale et de la lutte contre le terrorisme. À travers ses œuvres, l’artiste montre que l’union entre l’armée et la nation est essentielle pour parvenir à la paix», affirme t-il, tout en félicitant cette initiative.

Adjudant de gendarmerie Boureima Bamogo, artiste plasticien et initiateur du vernissage

Pour sa part, l’adjudant de gendarmerie Boureima Bamogo, artiste plasticien et initiateur du vernissage, a expliqué que son parcours de terrain, marqué par sa participation à plusieurs opérations, a nourri sa démarche artistique. Autodidacte, il affirme que la passion et l’organisation lui ont permis de concilier ses fonctions militaires avec la pratique artistique. Il précise que cette exposition est l’aboutissement de longues années de recherche, enrichies par des voyages d’étude en Afrique et ailleurs. «Cette exposition est aussi le fruit d’un projet pédagogique visant à réfléchir sur la manière d’enseigner l’art au Burkina Faso, un domaine encore peu structuré dans notre système éducatif», a indiqué l’initiateur. Motivé par l’absence d’encadrement académique dans son parcours, il souhaite aujourd’hui proposer une approche endogène et durable pour l’enseignement de l’art, en cohérence avec la vision des autorités en matière d’éducation de qualité. Revenant sur le thème, il a souligné que, face au terrorisme, l’armée seule ne peut suffire : «C’est unis avec la nation que nous pourrons accomplir de grandes choses», a t-il déclaré. Il a enfin exprimé sa reconnaissance envers sa hiérarchie pour son accompagnement matériel et moral dans la réalisation de ce projet.

Némata Kaboré/LA PLUME 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page