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[ÉDITO]- 90 mn du président du Faso face à la presse: Des combats, des chantiers, des défis… Un cap assumé

À trois jours de la célébration du quatrième anniversaire de son accession au pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré a choisi de parler. Sans détour, sans langue de bois, avec ce franc-parler qui marque désormais ses interventions publiques. Face à la presse, le président du Faso a surtout voulu rappeler que la lutte contre le terrorisme demeure au cœur de son engagement et que, sur ce front, le Burkina Faso ne se trouve plus dans la même situation qu’en 2022.

Son constat est sans ambiguïté. Des axes autrefois difficiles, voire impossibles à emprunter, sont aujourd’hui de nouveau praticables. Des positions perdues ont été reprises et des zones longtemps abandonnées font progressivement l’objet d’une reconquête. Le chemin reste difficile et certaines portions du territoire demeurent à sécuriser. Mais le chef de l’État assume une conviction, celle que les efforts engagés produisent des résultats et qu’il faut poursuivre jusqu’au retour des populations dans les zones reconquises.

Cette parole intervient dans un contexte où la guerre se joue aussi sur le terrain de la communication. Le président appelle notamment à davantage de responsabilité dans la diffusion d’informations relatives aux attaques, estimant que leur forte exposition sur les réseaux sociaux peut contribuer à donner de la visibilité aux groupes terroristes. Un appel qui interpelle les citoyens sur leur propre responsabilité dans cette lutte.

Mais l’entretien ne s’est pas limité au front sécuritaire. Le président a également évoqué l’évolution du MPSR II, la perspective d’une nouvelle Constitution et sa volonté de faire émerger un nouvel ordre institutionnel. Sur le terrain économique et infrastructurel, la relance annoncée de Faso Rails et les projets liés à la fabrication de rails, de pièces détachées et de wagons illustrent également cette ambition de renforcer les capacités nationales.

Ce qui ressort de ces 90 minutes, c’est donc une parole qui assume les choix opérés et une vision qui entend inscrire l’action dans la durée. À l’heure où le Burkina Faso s’apprête à marquer quatre années de gouvernance actuelle, l’entretien du président offre surtout une photographie des combats engagés, des chantiers ouverts et des défis qui restent à relever. Le rendez-vous du 30 septembre sera aussi celui où les acquis seront présentés au peuple.

La Rédaction 

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